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L'histoire de Com'Publics en 63 rencontres - Christiane Lambert

A l'occasion des 25 ans de Com'Publics en 2019, l'agence a édité un livre qui relate son histoire au travers de 63 témoignages. Nous les livrons sur le blog au cours de cette année. Nous poursuivons avec Christiane Lambert, Présidente de la FNSEA.

Avant d’être élue présidente de la FNSEA, vous aviez connaissance du Club des amis du cochon et du Club vive le foie gras. Que pensez-vous de ce type d’initiatives ayant pour vocation de réunir certains représentants de ces filières et des élus nationaux ?

Ce sont des initiatives très intéressantes et fort utiles au moment où beaucoup de personnes s’intéressent à l’agriculture. Elles se posent beaucoup de questions mais en méconnaissant le secteur de la production agricole. C’est donc intéressant qu’une structure comme Com’Publics puisse représenter les intérêts de la filière agricole et faciliter le dialogue avec les décideurs, les médias, les consommateurs et la société civile.

Depuis plusieurs années le Club de la Table française organise un Grand dîner. Comment qualifiez-vous cette initiative réunissant des chefs cuisiniers, agriculteurs et parlementaires ?

C’est un point d’orgue de l’activité de Com’Publics, où la convivialité, la gastronomie et l’échange sur le savoir-faire français prévalent. Il y a le plaisir de se retrouver autour d’une très bonne table avec des chefs prestigieux : c’est l’occasion d’honorer leur savoir-faire et les produits des agriculteurs français. Beaucoup d’élus, de députés, de chefs d’entreprise sont présents à ce Grand dîner et c’est une réussite ! La nouvelle formule en dehors du Salon international de l’agriculture-SIA est très appréciée parce qu‘elle est beaucoup plus fréquentée.

L’agence Com’Publics a souhaité vous faire rencontrer Louis-Albert de Broglie, le Prince jardinier, qui héberge Ferme d’Avenir. Quel souvenir avez-vous de cette rencontre ?

C’est un homme très intéressant et très cultivé. Il a une certaine idée de l’agriculture et de la façon d’être agriculteur aujourd’hui. Je pense que c’est important de rappeler qu’il faut fournir des produits agricoles pour tous les segments du marché car les Français ont des consommations très différentes, mais aussi parce que nos produits sont très prisés et exportés sur les cinq continents. Représentant la FNSEA, je donne un regard plus large — peut-être plus fidèle — de la diversité de l’agriculture française. La vision, originale, de « Ferme d’Avenir » n’est pas reproductible pour tous les modes de consommation.

Depuis cette rencontre avec Louis-Albert de Broglie, vous avez préfacé son livre. Que pensez-vous de cet ouvrage ?

Il est très beau. J’ai un bon souvenir des planches Deyrolle, on a tous connu ces illustrations dans notre enfance, dans nos salles de classe. Je trouve que c’est une belle réactualisation de l’agriculture. Il manque peut-être la présentation de toutes les innovations et les technologies, très adoptées aujourd’hui par les agriculteurs. C’est peut-être le seul regret que j’ai concernant ce livre. Mais c’est déjà une belle avancée d’avoir présenté ainsi la chaîne alimentaire.

Avoir des lobbyistes qui servent de passerelles pour que les gens puissent se rencontrer, cela vous semble-t-il utile au XXIe siècle ?

Oui c’est utile. On se rend compte que malgré les nouveaux moyens de communication, il est difficile de bien connaître les secteurs d’activité. Il faut parfois passer du temps et approfondir pour avoir une vision réelle. Ces lobbys et think tanks optimisent le temps de présence pour aller au cœur des choses. Ils permettent de ressembler des mondes qui n’ont pas l’habitude de se côtoyer. C’est nécessaire dans notre société d’avoir des lieux où l’on peut prendre du recul — à l’heure où l’opinion se forme le plus souvent sur les réseaux sociaux.

Quelle image avez-vous de Com’Publics et de Marc Teyssier d’Orfeuil ?

Com’Publics est très dynamique et innovante. Cette agence possède la capacité de se renouveler par rapport aux problématiques qui émergent. Il y a des personnalités très différentes ce qui est un point positif — je dirais que c’est œcuménique. C’est important d’être à la pointe de l’actualité et des préoccupations du moment. Marc est quelqu’un qui est à l’écoute, très empathique et qui fait confiance aux organisations auxquelles il s’adresse. Il a le souci de fluidifier les relations et de rechercher les consensus sur chacun de ses dossiers.

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