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L'histoire de Com'Publics en 63 rencontres - Eric Molinié

Notre premier lobbying: l'Association française contre les myopathies
 
A l'occasion des 25 ans de Com'Publics en 2019, l'agence a édité un livre qui relate son histoire au travers de 63 témoignages. Nous vous les livrerons sur le blog au cours de cette année. Nous poursuivons avec Eric Molinié, ex-trésorier et Président de l'Association Française contre les Myopathies.
 
 

Vous étiez trésorier de l’AFM quand est survenue l’affaire de l’ARC. Pourquoi avoir sollicité Com’Publics ?

Com’Publics partageait les mêmes valeurs que l’AFM. Ils ont vu l’importance des risques collatéraux liés à l’ARC. Com’Publics avait des points de vue «politiques» et stratégiques que nous partagions. Ils avaient bien perçu les risques de propagation sur le milieu associatif que l’affaire de l’ARC avait engendrée. Le fait qu’il y ait eu un rapport de la Cour des comptes la même année pour l’ARC et l’AFM a été pour nous, une source de crainte. Nous avons eu peur qu’il y ait pu y avoir des confusions entre les deux associations. Comme on connaissait Com’Publics et leur force de conviction, nous avons fait naturellement appel à eux.

Bernard Barataud avait dit dans son dialogue avec Marc Teyssier d’Orfeuil, «soit vous nous réglez ce problème, soit je mets 2 millions de personnes dans la rue». N’était-ce pas osé de votre part de demander à une jeune agence de lobbying ?

Non, ce n’était pas osé vu que quelque part nous étions nous aussi une jeune association sur le plan médiatique. Nous avions vu que la force de la jeunesse est aussi la force de la conviction et que l’on pouvait oser faire des choses. Nous avons fait le pari de faire appel à des nouveaux venus. L’enthousiasme d’un nouvel acteur nous semblait être la bonne solution, et d’ailleurs la suite en a été la preuve.

Un mot dans un amendement porté par le Sénateur Jean Cherioux changeait complètement les enjeux, on passait d’un contrôle a posteriori à un contrôle a priori. Quel était l’enjeu ?

L’enjeu de faire face à cet amendement était de ne pas laisser diriger la recherche sur des axes qui n’étaient pas forcément ceux sur lesquels le public nous demandait de travailler. De dire a priori, nous allons aller plutôt là que là, devait être du ressort d’une stratégie associative et non d’un contrôle.

Quel souvenir avez-vous eu de cette collaboration ?

J’ai le souvenir d’une grande franchise dans les discussions, dans la réactivité. Le souvenir d’un combat partagé et gagné, d’une victoire sur l’adversité, le mensonge et la calomnie. Le souvenir d’un compagnonnage de combat.

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