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L'histoire de Com'Publics en 63 rencontres - Hakima El Haite

A l'occasion des 25 ans de Com'Publics en 2019, l'agence a édité un livre qui relate son histoire au travers de 63 témoignages. Nous les livrons sur le blog au cours de cette année. Nous poursuivons avec Hakima El Haite, ancienne ministre marocaine déléguée chargée de l'environnement.

L'Afrique, notre nouveau challenge

Vous avez connu Com’Publics lors d’une rencontre PPP lors du lancement du club PPP Maroc, quel souvenir est-ce que vous en gardez ?

Un excellent souvenir. Lorsque j’ai connu l’agence Com’Publics, j’ai vu une société qui avait compris les outils nécessaires à l’accélération du développement et à la mise en œuvre des projets de partenariats public-privé. D’une façon consciente ou inconsciente, c’était une approche que nous avions expérimentée au Maroc, auparavant. Ces projets furent couronnés de succès. Mais impliquer le secteur privé et travailler en partenariat avec l’État, me semblait être le meilleur moyen pour accélérer la mise en œuvre du projet et pour innover dans la création de nouvelles approches de développement et de nouvelles technologies. Accompagner l’agence, présidée par mon ami Marc, dans son parcours au Maroc, est apparu comme une très belle opportunité.

COP21, Club des voitures écologiques, Club Bois et Forêt, climat, vous aviez fait des rencontres à Paris et notamment au Sénat, quels souvenirs vous en gardez ?

Je garde le souvenir de rencontres enrichissantes par l’apport de nouvelles intelligences dans le développement des secteurs et pour les partenariats public-privé. Une intelligence sectorielle, en réunissant tous les acteurs d’un même secteur avec ceux qui règlementent et légifèrent sur les décisions. Un moyen efficace pour faire évoluer un secteur, et qui m’a stimulé, avec Marc Teyssier d’Orfeuil, à aller plus loin au niveau de la COP22. Nous avons renforcé ces activités et nous avons tenté d’implanter cette approche en France, en Europe et en Afrique.

Lors de la COP22, Com’Publics vous a accompagné pendant 12 jours avec vos équipes, 4 rencontres auxquelles vous aviez participé avec des ressortissants français, africains, sur l’énergie, l’eau, les forêts, les mobilités, quels souvenirs en avez-vous?

Le souvenir d’une approche innovante. Nous sommes allés au Sénat, à l’Assemblée nationale, nous avons rencontré les parlementaires, les ministres, les chefs d’entreprise. Tous ceux qui interférent dans la chaîne de production ont été interpellés et j’ai tenu à ce que ça soit fait et que ça soit restreint à la France et à l’Europe, et j’ai motivé Marc à être plus offensif sur l’Afrique. Un excellent souvenir de nos rencontres car c’est de là qu’est né le programme qui a été monté à Marrakech lors de la COP22.

Est-ce que vous pensez que le modèle des clubs initié par Marc pourrait demain s’intégrer dans un cadre africain et plus spécifiquement marocain ?

Je décevrai probablement mon ami Marc, qui s’active dans le cadre privé, mais je pense que l’approche se doit d’être celle des hommes et des femmes politiques de ce monde. Ce n’est que comme ça que nous pourrons relever des défis, en matière de développement humain, de développement économique et d’innovation. Nous devons conjuguer les efforts, les intelligences et les innovations. Cependant, les clubs rendent un service monstre pour faire aboutir des affaires mais surtout pour inculquer l’approche au niveau institutionnel, au niveau des États et pour créer un nouvel environnement de travail.

Que pensez-vous de Marc Teyssier d’Orfeuil et de Com’Publics ?

Un grand monsieur, de taille et de cœur.

Pensez-vous que le lobbying est un levier important de notre démocratie ?

Oui, à condition qu’il soit orienté vers le développement des êtres humains. Il ne faut pas faire du lobbying pour faire profiter le capitalisme sauvage et purement capitalistique.

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